
Je suis coach pour femmes en transition.
Cette page, c’est l’histoire de pourquoi.
Je suis « née » un soir de réveillon de Noël. Enfin, j’ai été plutôt conçue à ce moment-là.
D’abord pas vraiment prévue, mais surtout pas attendue non plus.
Mon père disait que je croquais la vie à pleines dents. Insouciante. Caractérielle. Fougueuse.
Je voulais faire de l’art. J’ai fait un DEUG d’arts plastiques, un diplôme de styliste-modéliste — et des jobs alimentaires pendant des années. La vente. L’administratif. Pas ce que j’avais imaginé.
Mais j’avançais. À ma façon. Sans me plaindre.
La frustration ? Je ne connaissais pas vraiment.
Jusqu’au mariage.
Puis la vie a accéléré — et moi j’ai disparu.
En 2009, je donne naissance à mon fils par césarienne d’urgence. Grossesse compliquée. Corps transformé. Vie de couple bousculée.
Le 9 octobre de cette même année, ma mère fait un AVC.
Quinze jours de coma.
Ce soir-là, j’ai pris un coup de maturité que rien ne m’avait préparée à recevoir.
Du jour au lendemain, je suis devenue la béquille de mon père et l’aidante de ma mère. J’ai mis ma fougue de côté. Je me suis construite, éduquée, responsabilisée.
En gardant beaucoup de colère. Et beaucoup d’incompréhension.
Les années ont passé. J’ai traversé des tempêtes émotionnelles. Je n’ai rien lâché. J’ai appris de mes erreurs.
Parallèlement, mon fils — diagnostiqué HPI, TDA et TOP — je l’ai accompagné sans traitement médicamenteux pendant des années. Coaché. Porté. Tenu debout pour lui aussi.
En décembre 2023, mon père nous quitte.
Je ne dirai pas grand chose de ces mois-là. Par pudeur.
Ce que je sais, c’est que ce que j’ai fait, je l’ai fait pour une seule raison — garder ma maman dans la dignité, le plus longtemps possible. Pas pour être reconnue. Pour elle.
Mais je sais aussi ce que ça a coûté. Pas seulement à moi. À mon mari. À mes enfants. Un poids qu’ils n’avaient pas choisi de porter — et qu’ils ont porté quand même, par amour.
Le 22 avril 2025 — le dernier soir de Pessah — ma mère nous quitte.
C’était sa sortie d’Égypte à elle.
Et la nôtre aussi.
Le déclic n’est pas venu d’un coup.
Il est venu d’un licenciement économique après le Covid.
D’une question simple que je me suis posée pour mes 40 ans :
Qu’est-ce que je fais le mieux ?
Écouter. Questionner. Faire résonner.
J’ai entamé une formation de coaching de 15 mois chez Coach Académie.
Et là — quelque chose s’est ouvert.
J’ai compris que je n’avais pas besoin de l’aval des autres pour exister. Que je n’avais pas besoin de dire oui pour être aimée.
Cette phrase, c’est la mienne. Elle résume toute mon enfance, toute ma reconstruction.
La formation a été une vraie délivrance. J’en suis sortie certifiée — avec des centaines d’heures de pratique et encore beaucoup de chemin à parcourir. Celui qu’on parcourt toujours quand on choisit ce métier pour de vraies raisons.
Aujourd’hui, voilà pourquoi je fais ce métier.
Pas parce que ma vie était simple. Parce qu’elle ne l’était pas.
Je sais ce que ça coûte de tenir pour tout le monde. Je sais ce que ça fait de disparaître sous le poids des autres. Je sais ce que ça change — un espace où déposer ce qui pèse.
Je ne donne pas de recettes. Je ne console pas. Je questionne. J’accompagne. Je tiens debout avec toi — le temps que tu retrouves ton propre équilibre.
Parce que toi aussi, tu es un cadeau.
Peut-être mal emballé en ce moment.
Mais jamais un accident.
Si ces mots résonnent en toi, c’est peut-être le moment de faire le premier pas.
