Chaque jour je regarde mon téléphone. Chaque jour je guette la sonnerie. Et chaque jour c’est le regard vide et le cœur lourd que je lève les yeux au ciel — les yeux humides remplis d’amour, et de tristesse de ne plus pouvoir te sentir, t’embrasser, et de dire à quel point je t’aime.

Ce que ton départ a laissé derrière lui

Depuis ton départ, il y a beaucoup de choses qui se sont perdues, noyées. L’entente avec mes sœurs n’est pas aussi douce que je ne pouvais l’imaginer. De là où tu es, tu ne dois pas être si fière de nous. Nous t’avions promis que nous resterions une famille et que nous continuerions de nous voir et de garder le lien.

Ce n’est pas faute d’avoir essayé, mais il y a des moments dans la vie où le cœur, la tête et le corps  dans un amour inconditionnel  disent stop. Ce stop, je le verbalise, je le signe et je l’assume.

« On ne fait pas boire un âne qui n’a pas soif. »

Plus jeune je ne comprenais pas très bien le sens de cette expression. Aujourd’hui j’en ai l’essence.

Les coachables et les non coachables

Je comprends aujourd’hui que c’est comme le coaching. Il existe deux types de personnes : les coachables et les non coachables.

Ceux qui sont capables d’évoluer, de changer, de s’éduquer pour grandir, s’épanouir et se sentir vivants. Et il y a ceux qui refusent d’évoluer, tournés vers le passé, consumant la vie à une vitesse grand V sans jamais se remettre en question.

Avec ce type de personnes, les relations sont souvent conflictuelles, fragiles, remplies d’amertume qui alimente la partie du cerveau qui pitch en rond comme la question du pourquoi qui tourne sans jamais trouver de réponse.

Les discussions peuvent vite devenir un match de ping-pong épuisant et non constructif. Les « oui mais » sont le centre d’échanges stériles où chacun campe sur ses positions, persuadé de détenir la vérité. Et si la vraie question n’était pas le Pourquoi, mais le Comment ?

La vérité : une notion subjective

La vérité de quoi ? C’est quoi avoir raison, détenir la vérité ? Cela procure une adrénaline pour notre ego. Une fierté d’être ou de se sentir supérieur à l’autre.

Détenir la vérité, ce n’est pas quelque chose de palpable, ce n’est pas factuel non plus. Je dirais que la vérité n’existe pas sans preuve scientifique  comme 2 + 2 = 4. Je dirais que la vérité devient des vérités, au même titre que la beauté est subjective. Elle prend sens suivant la façon dont on perçoit et ressent les choses , c’est propre à chacun.

Cette quête de vérité exacerbée peut vite devenir un point de rupture quand elle rencontre une personne non disposée à l’entendre.

Une histoire familiale que tu connais bien

J’ai longtemps été en adaptation, voire en sur-adaptation, lorsque mes parents étaient en vie. Ils étaient le cadre d’une famille unie et respectueuse, malgré quelques impairs à l’égard de ma sœur aînée et de moi-même. Un comportement d’exclusion pour alimenter la soif de pouvoir de ma cadette, ma sœur impératrice.

Ce dossier-là appartient au passé. Néanmoins, je reste persuadée qu’aujourd’hui elle continue volontairement de prendre en otage le lien qui nous unit pour assouvir sa soif de me faire disparaître. Elle n’a jamais accepté ma naissance, disant que je lui ai pris sa place.

Ce n’est pas évident, enfant, de se construire avec la conviction ancrée que l’on est un accident de la vie. Or, si on remet les éléments dans leur contexte : j’ai été conçue un réveillon de Noël, 8 ans après ma sœur. Je suis un miracle.

Le médecin avait dit à maman qu’elle n’aurait plus d’enfant.  Premierement je ne suis pas un accident mais bien Un cadeau du ciel.

Je n’ai pas pris la place de ma sœur. Je suis simplement un lien de sang supplémentaire dans son écosystème qu’elle refuse.

À force de pitcher la même histoire, le cerveau ne distingue plus le vrai de la fabulation. Si ma sœur avait été coachable, elle aurait transformé toute cette énergie .

Celle qu’elle consacre à me haïr et me blesser  en amour et bienveillance, par respect pour nos parents.

Me retrouver, me rencontrer

Bref, je reste persuadée que de là où tu es, Mamounette, tu n’es pas surprise de voir ce que tu vois. J’ai beaucoup donné. Je me suis souvent oubliée  pas par nécessité ou par envie, mais par peur. Simplement par peur de ne pas être à ma place, de ne pas être légitime, et surtout de ne pas être aimée.

Aujourd’hui, à 46 ans, je ne veux plus me sentir comme une petite fille qui a peur de ne pas être assez ceci ou cela. Aujourd’hui, je me suis rencontrée. Je me suis retrouvée. J’ai clôturé les dossiers du passé, j’ai tiré les leçons de la vie. Je ne suis plus tiraillée entre moi et mon cavalier noir. Je suis alignée, et j’accepte cette part obscure de ma personne.

J’accepte de briser un lien si c’est pour préserver ma santé mentale. J’assume de faire le deuil d’une personne néfaste pour moi, même si c’est la famille, même si c’est le sang.

J’ai l’impression que le fait d’être orpheline me donne la possibilité de renaître  avec mon cadre, mes exigences, mes convictions  en toute conscience, sans culpabilité.

Pendant longtemps j’ai parlé au nom des autres, de ce qu’on m’avait dit que j’étais. Aujourd’hui je parle en mon nom.

 

La vie, le fleuve et le coaching

J’ai jamais aimé les histoires. Ça m’affecte, me perturbe et me coûte beaucoup d’énergie , sûrement parce que je suis un poil candide, hypersensible, voire hyper cassé bonbons comme dirait mon cher époux que j’aime de toute mon âme.

La vie est un éternel recommencement. Se sentir en vie, c’est être en mouvement. La vie, c’est comme un fleuve : il y a du courant, et c’est en regardant devant qu’on avance, qu’on apprend, qu’on grandit.

Le coaching, c’est pareil. On peut nager à contre-courant pour trouver la cause d’un blocage, réévaluer sa vérité, clôturer  et se rencontrer à nouveau pour avancer dans le sens du courant.

C’est inimaginable ce que l’on peut faire, ou ne pas faire, suivant la vérité qu’on nous a inculquée.( voir l’ article :L’impact de l’ education sur nos choix adulte)

Déposer une vérité. Repartir avec la sienne.

C’est ça le coaching.

Ce n’est pas changer qui tu es. C’est déposer une vérité qui t’a été imposée  et repartir avec la tienne. Celle qui te libère. Celle qui t’appartient.

Moi, on m’a dit que j’étais un accident. J’ai choisi de me voir comme un miracle.

Et toi, quelle vérité portes-tu depuis trop longtemps sans qu’elle soit vraiment la tienne ?

Si ces mots font écho, je suis là. Parlons-en.
→ Prendre rendez-vous avec Débo

Laisser un commentaire

Deborah Gabay – DeboCoach

Deborah Gabay – DeboCoach

Coach pour femmes en transition, j’accompagne celles qui se sont oubliées à se retrouver, se relever et oser changer.

Beaucoup de femmes arrivent en se disant simplement : « Je ne me reconnais plus. »
Surcharge mentale, perte de sens, séparation… ces moments de bascule sont souvent le début d’un chemin vers soi.

À travers mes accompagnements, je propose un espace pour déposer ce qui pèse, retrouver de la clarté et reprendre sa place dans sa propre vie.

Avec lucidité, bienveillance… et des paillettes de résilience.
J'accompagne les super-héroïnes du quotidien à devenir leur priorité numéro un, avec un coaching qui décoiffe, du fun et des paillettes.

Vous pourriez aussi aimer...

Debopaillettes