L’art de communiquer : accepter l’autre, s’écouter et ajuster sa posture relationnelle
L’art de communiquer !

La communication est ce qui nous sert, à nous, humains, à nous exprimer, demander, échanger, transmettre et, potentiellement, créer du lien.

L’art de communiquer est souvent présenté comme ce qui nous différencie des animaux. Pourtant, dans la simplicité des choses, j’ai longtemps pensé que communiquer revenait simplement à « verbaliser » avec un sujet, un verbe et, éventuellement, un complément.

En apparence, cela paraît simple, si je fais abstraction de tout ce que mon cerveau peut voir, comprendre et interpréter.

Or, les mots — notamment dans notre belle langue française — peuvent avoir des subtilités et des sens très différents selon l’intonation, le contexte ou l’état émotionnel dans lequel ils sont reçus.

La communication, contrairement à ce que je pensais, ne se résume donc pas à un sujet, un verbe et un complément. L’art de communiquer nécessite certaines règles pour que les protagonistes puissent réellement se comprendre.

Les différents types de communication

Il existe plusieurs types de communication :
la communication passive, la communication agressive, la communication passive-agressive et la communication affirmée.
Chacun de ces styles peut se manifester de manière verbale, non verbale ou par écrit.

👉 Pour approfondir ces différents styles, tu peux consulter cette ressource :
Les styles de communication – Asana

👉 Et pour comprendre comment notre éducation influence notre manière de communiquer :
L’éducation et les conséquences de nos choix

Parmi tous ces modes de communication, il existe toujours un écart entre la réalité des faits et l’histoire que mon cerveau me raconte.
À cela s’ajoute l’émotion à laquelle la situation me renvoie.

Une parole ou un comportement répété peut être accepté sans aucune émotion un jour, puis provoquer une réaction totalement différente quelques jours plus tard. Ce décalage ne vient pas uniquement de l’autre, mais aussi de ce qui se joue à l’intérieur de nous.

Dans la communication, il n’y a donc pas seulement l’échange avec l’autre.
Il y a aussi la communication interne :
celle qui se crée entre ce que mes oreilles entendent, ce que mon cœur comprend et la résonance des mots dans mon esprit.

C’est à cet endroit précis que les conflits, comme les concessions, prennent tout leur sens.
Selon notre état d’esprit, notre cerveau peut se montrer conciliant et adaptable, ou au contraire rigide, fermé et peu disponible à l’échange.

Si j’avais su !

Ça ne vous est jamais arrivé d’avoir un collègue qui, chaque matin, déverse son mal-être dès qu’il vous croise ?
Une fois terminé, il repart à ses occupations, sans même vous demander comment vous allez, ni si vous êtes réellement disposé à écouter ses plaintes.

Une fois seul, la communication interne s’enclenche.
Vous vous refaites la scène.
Vous rejouez le dialogue.

Et là, tout devient clair.

Vous vous imaginez lui répondre, calmement mais fermement, que vous n’en pouvez plus de ses plaintes, que vous n’êtes pas son psy.
Mais il est trop tard.

C’est ce que l’on appelle l’effet escalier :
Si j’avais été prêt, je lui aurais dit ceci ou cela.

De mon côté, cet effet peut me rendre frustrée, voire agacée, de ne pas avoir verbalisé ma pensée au moment opportun.

Savez-vous pourquoi ?

Lorsque je suis dans une écoute passive, j’entends ce que l’autre dit, mais je ne mesure pas ce qui est bon ou non pour moi.
À cet instant précis, je réalise que je ne suis pas à mon écoute.

Je fonctionne alors en pilotage automatique :
Je n’interroge pas,
Ne pose pas de limites,
Je fais,
Et je subis presque, comme si j’étais dans un état inconscient.

À l’inverse, lorsque je communique en pleine conscience et que je suis dans une écoute active, je change de posture.
>Je mets mon cerveau en mode acceptation et adaptabilité, et je reprends le contrôle de ce qui est acceptable ou non pour moi.

Je me remets au centre de mon existence.
>Je me questionne sur le coût, le bénéfice et l’utilité de la situation pour moi.

Cette posture implique que je ne me raconte pas d’histoire, que je ne juge pas, et que je sois pleinement disposée à entendre, écouter et donner du feedback.
J’accepte alors que ma vision des choses ne soit ni la seule, ni l’unique.

Donner du feedback

À mon sens, et dans ma carte du monde, le feedback est l’un des fondamentaux de la communication.
Il m’arrive de penser que l’autre a compris ce que je suis en train de lui dire ou de lui expliquer.

Pour analyser la situation, je me réfère alors à mon vécu, à mes sensations et à mes émotions.
Je peux, consciemment ou non, m’imaginer une gestuelle, une réaction qui me donne l’impression que tout est ok.

Pourtant, mon instinct me chuchote parfois que ce n’est pas si clair.
Mais, mon cerveau, lui, me rassure et me dit que tout va bien.

C’est à cet endroit précis que la confusion s’installe.

Qu’est-ce que cela implique-t-il ?

Mon cerveau est alors figé dans sa propre carte du monde.
Je me dis que c’est « simple comme bonjour » et j’imagine naturellement que l’autre a compris.

Je me retrouve dans un monologue intérieur, pris dans l’histoire que je me raconte.
Ce qui me paraît évident pour moi ne l’est pourtant pas forcément pour l’autre.

À cet instant, je prends conscience que je transmets une information qui peut sembler simple de mon point de vue, mais beaucoup moins claire pour la personne en face.

La meilleure façon de vérifier que nous nous sommes réellement compris — et c’est la base de toute communication — consiste à demander à l’autre ce qu’il a compris et quelles actions il compte mettre en place.

En demandant du feedback, je m’assure ainsi que nous disposons d’une base commune pour mieux communiquer, échanger et avancer ensemble, aussi bien dans la sphère professionnelle que personnelle.

Même lorsque l’on pense avoir communiqué, les incompréhensions restent fréquentes.

Le manque de communication n’est, en réalité, pas le fond du problème.

Chaque protagoniste est persuadé d’avoir été clair et finit par dire :
« Mais je te l’ai dit, c’est comme ceci et comme cela. »

Nous pouvons tous exprimer la même chose. Pourtant, sans acceptation ni adaptabilité, la communication peut rapidement devenir source de tension, de doute, de manque de confiance et d’estime de soi.

C’est pourquoi il me semble essentiel de savoir écouter et de demander du feedback afin que les relations professionnelles et personnelles ne deviennent pas conflictuelles.

Lorsque la communication devient source de conflits, de fatigue ou de frustration, ce n’est souvent pas un problème de mots, mais de posture et d’écoute.

Si ce sujet te parle, tu peux commencer ici.

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Deborah

Quadra survoltée, jonglant avec brio entre la gestion de deux mini-humains turbulents et ma mission secrète d'aidante familiale. Le tout dans un paquet-cadeau emballé ! La vie ne m'a pas toujours fait de beaux cadeaux. Maman dynamique, j'ai développé le superpouvoir de débusquer la lueur "positif" dans chaque situation, comme une véritable magicienne des opportunités déguisées !

Coach certifié, par coach académie depuis 2022.

J'accompagne les super-héroïnes du quotidien à devenir leur priorité numéro un, avec un coaching qui décoiffe, du fun et des paillettes.

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