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un grand Homme qui me pensait être inutile

Lettre à mon Papouli 14 décembre

Le Deuil mort d’un parent

Endeuillée depuis à peine trois jours, je suis en deuil. Je n’arrive point à dormir. Je ne réalise même que nous a quitté. Tu es partie tel un prince en fermant les yeux, sans douleur ni regret. Tu as eu une vie remplie d’amour vive et intensive, aujourd’hui tu nous laisses avec nos souvenirs, nos pleurs, notre tristesse. Par ailleurs, nous avons fait le voyage à Belfort pour te dire au revoir et te laisser reposer en paix.

 4 h 30 du matin

Le jour de ton enterrement mon Papouli, nous sommes à l’hôtel, la nuit était longue et glaciale.
Partager entre rires et larmes, c’est le cœur lourd et meurtri que nous ressassons chaque instant que nous avons passé ensemble. Par ailleurs, tu n’as pas commencé ton voyage que déjà, nous nous questionnons sur :

Avons-nous fait le bon choix ?

Je me souviens que tu te refusais de descendre dans la région l’hiver. Tu disais qu’il y avait de la neige et du verglas.
Je te confirme que tu ne te trompais pas.
La dernière fois que je t’ai vu debout ce fameux lundi soir de novembre avant ton coma. Je me souviens d’avoir pris ta tension et ta température. Je t’ai dit avec les yeux débordants d’amour et le cœur lourd, ne t’inquiète pas mon Papouli, tu ne vas pas mourir https://www.debocoach.fr/lacceptation-du-deuil-d-un-parent/, ton cœur va bien.
Inconsciemment, je refusais de voir que j’étais en train de te perdre.
Toi, mon Papouli, ce père si ferme, si exigeant. Tu avais une emprise sur nous-mêmes à nos âges. Ainsi, nous n’osions pas te décevoir ou te tenir tête.
Toi, mon mentor, mon héros, le premier homme de ma vie. Enfin, de nos vies à mes sœurs et à moi. Tu laisses une place vide dans nos vies et nos cœurs.

Souviens-toi !

Tu t’adressais souvent les mains jointes au ciel. Demandant au bon D-quand est-ce que tes filles te ficheraient la paix ? Apparemment, tu as enfin ta réponse.
Prendre la décision de venir à Belfort, pour que tu reposes auprès de tes parents et tes sœurs, n’étais pas une chose facile pour nous, tes filles.
Cependant, nous avons demandé à maman, qui nous a répondu avec beaucoup de lucidité, « c’est à Belfort qui va et moi, je vais avec lui. »
Tu vois mon Papouli, nous n’avons pas encore commencé notre deuil religieux que maman parle déjà de te rejoindre. Tu te questionnais régulièrement : quelle était ton utilité et pourquoi la terre entière t’en voulait.
De là où tu es, tu vas vite prendre conscience. Que le monde entier était admiratif de ta force ! De ton dévouement, de ton amour, de ta sagesse. Tu es donc un grand Monsieur rempli d’amour, de respect, de force et de valeurs profondes.

Tu étais en peine, en colère, nostalgique de ton passé, mais le monde parle de toi comme un homme heureux et chanceux d’avoir été entouré par les siens avec beaucoup d’amour.

Néanmoins, par le lien du sang, ton éducation, tes valeurs, tu nous as transmis. La bonté, la bientraitance, l’amour, le respect, la famille. Mais, tu nous as surtout nourris d’un amour inconditionnel qui nous rend si spéciales, si fort, si lumineux, avec un instinct de survie qui est juste hors norme comme notre histoire.
Alors en ce mercredi 14 décembre 2022, nous n’allons pas te dire adieu. En revanche, ce sera juste au revoir.

Seulement un au revoir, car la vie continue certes sans toi. Mais, elle continue, ta sagesse, ta bonne humeur, et ton humilité ainsi que ta générosité ont croisé beaucoup de monde ses dernières années. Chacune de ces personnes croisées véhicule en elle une part de toi. Des souvenirs, de bons moments qui leur rappellent à quel point tu étais une belle personne, un ange parmi les humains. C’est certainement pour cela que tes parents ton nommé Gabriel tel angelot Gabriel.
J’ai versé des larmes chaque jour que D t’a gardé entre chez lui et chez nous, j’ai bataillé, j’ai prié pour que tu restes encore, je t’avais promis de te sortir de là.

Mais, au fil des semaines, j’ai compris que je devais accepter de perdre la bataille, la guerre, car rien n’est plus fort que la bonté divine.

Si je dois retenir une chose que tu m’as transmise, c’est cette détermination, cette rage de vivre en paix avec moi-même. Ainsi, tu m’as appris à prendre de la hauteur et à voir le bon côté des choses.

Je te salue mon cher et tendre Papouli, tu es partie. En effet, tu as estimé que tu avais accompli ta mission sur Terre et avec nous et bien crois-moi bien, c’est exactement ce que tu as fait.
Tu as transmis ta sagesse, ta bonté, ta force, ton sens du devoir à nous tes filles, mais également à tes petits enfants.
Tu peux être très fière de l’homme que tu étais et de ce que tu as transmis.
Je t’aime mon Papouli.

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Deborah

Quadra survoltée, jonglant avec brio entre la gestion de deux mini-humains turbulents et ma mission secrète d'aidante familiale. Le tout dans un paquet-cadeau emballé ! La vie ne m'a pas toujours fait de beaux cadeaux. Maman dynamique, j'ai développé le superpouvoir de débusquer la lueur "positif" dans chaque situation, comme une véritable magicienne des opportunités déguisées !

Coach certifié, par coach académie depuis 2022.

J'accompagne les super-héroïnes du quotidien à devenir leur priorité numéro un, avec un coaching qui décoiffe, du fun et des paillettes.

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