Poser un cadre à son adolescent ne signifie pas casser le lien.
Entre fatigue, émotions et responsabilités parentales, il est possible de rester ferme tout en restant profondément connecté.

Mensonge par omission, choix, relation humaine, chemin, forêt

Le mensonge par omission

Qu’est-ce que le mensonge par omission ?

Il y a des choses que je pensais savoir avec certitude.
Le mensonge en faisait partie.

Pour ma part, mentir, c’était simple

Tout d’abord, c’était dire quelque chose de faux en sachant que c’était faux.
Dans un second temps, c’était trahir, manipuler.
Et, pour finir, c’était casser quelque chose dans le lien.

Et pendant longtemps, cette définition me suffisait. Elle me rassurait même.
Elle me permettait de rester du bon côté de la barrière, du côté de ceux qui disent la vérité.

L’endroit inconfortable où la vie m’a amenée

Puis la vie m’a amenée dans un endroit beaucoup plus inconfortable.
>Un endroit où personne n’aime rester longtemps.
>Un endroit où la vérité n’est plus nette.
>Un endroit où on ne ment pas réellement… mais où on ne dit pas tout.

Le mensonge par omission vit exactement là.

Dans cet espace flou où l’on peut encore se regarder dans le miroir… tout en sachant que quelque chose n’est pas complètement aligné.

Pourquoi on ne ment pas toujours pour tromper

En grandissant, j’ai compris que nous ne mentons pas toujours pour tromper.
Parfois, nous mentons pour continuer à être aimés.
Puis, nous mentons parce que dire la vérité nous obligerait à affronter une conséquence que nous ne sommes pas prêts à porter.
Pour finir, nous mentons parce que nous n’avons pas encore les mots pour dire ce qui se passe réellement à l’intérieur.

Et ça, c’est beaucoup plus difficile à juger.
Parce que ça nous oblige à reconnaître que le mensonge n’est pas réservé aux autres.
Il fait partie de l’expérience humaine.

L’enfant que j’étais

Je repense souvent à l’enfant que j’étais.
Je disais tout. Absolument tout.
>Je ne connaissais pas la stratégie sociale.
>Je ne connaissais pas le poids des mots.
>Je ne connaissais pas la peur de blesser ou de décevoir.

Puis on grandit.
>On apprend qu’il y a des vérités qui font mal.
>On apprend qu’il y a des vérités qui créent des conflits.
>On apprend qu’il y a des vérités qui peuvent nous faire perdre la place que nous avons dans le cœur des autres.

Et doucement, presque sans s’en rendre compte, on apprend à taire certaines choses.

Pas forcément pour tromper.
Parfois simplement pour respirer.

Le moment banal qui ne l’était pas

Je me souviens très clairement d’un moment banal, presque invisible.
Un parc.
Une fin d’après-midi.
Une glace achetée sur un coup de tendresse.

Et cette phrase, dite sans réfléchir :
« Si papa ne demande pas… tu ne dis rien. »

Sur le moment, je n’ai pas eu l’impression d’enseigner le mensonge.
J’ai eu l’impression d’offrir un moment de joie.

Mais aujourd’hui, je vois autre chose.
Je vois la première fois où j’ai montré qu’on pouvait contourner la vérité sans vraiment la trahir.

Quand la vie me l’a renvoyé en miroir

Et la vie a fait ce qu’elle fait toujours quand on n’a pas fini de comprendre quelque chose :
Elle me l’a renvoyé, mais de l’autre côté.

Quand mon fils ne m’a pas parlé de son heure de colle, ce n’est pas la sanction qui m’a blessée.
C’est le silence.

Ce moment où j’ai compris qu’il savait… et qu’il avait choisi de ne pas me le dire.

Quand il m’a dit qu’il ne m’avait pas menti, qu’il n’avait simplement pas tout dit, j’ai ressenti quelque chose de très violent et de très lucide à la fois.

Parce qu’il avait raison.
Et parce que ça faisait mal quand même.

Ce que le mensonge par omission fait vraiment

Ce jour-là, j’ai compris que le mensonge par omission ne détruit pas comme un mensonge frontal.
Il fragilise autrement.
Puis il installe un doute silencieux.
Et, finit par toucher cet endroit fragile où vit la confiance.

Et pourtant, quand on regarde vraiment, ce type de mensonge naît rarement d’une volonté de faire du mal.
Il naît de la peur.
De la honte.
Du besoin de protéger le lien.
Ou simplement du manque de maturité pour affronter la vérité.

Ce que j’ai dû accepter sur l’humain

Ce que cette expérience m’a obligée à accepter, c’est que la réalité humaine n’est jamais parfaitement propre.
Nous oscillons tous entre ce que nous voudrions être, ce que nous sommes capables de faire, et ce que nous arrivons réellement à assumer.

C’est aussi ce que j’explorais déjà dans un autre texte, quand je parlais de nos réactions humaines les plus brutes, celles guidées par l’ego, la peur ou l’instinct.

👉 La bêtise humaine ou l’égo

Parce que parfois, ce que nous appelons « erreur » ou « faute » est juste une réaction humaine non maîtrisée.

Là où commencent vraiment les mensonges

Et, si on va encore plus loin, beaucoup de mensonges ne commencent pas par une invention.
Ils commencent par un silence.

Un détail qu’on choisit de ne pas dire.
Un moment qu’on préfère éviter.
Une vérité qu’on repousse à plus tard.

Et, c’est exactement là que s’installe ce mécanisme particulier du mensonge par omission.

Ce que je crois aujourd’hui

Aujourd’hui, je reste profondément attachée à la vérité.
Mais, je suis aussi devenue profondément attentive à ce qui empêche quelqu’un de la dire.

Parce que derrière un mensonge, il y a souvent une peur.
Et derrière une omission, il y a souvent une tentative maladroite de préserver quelque chose.

Et comprendre ça ne veut pas dire tout accepter.
Ça veut dire regarder l’humain dans sa complexité.

La vérité que je choisis maintenant

Je ne crois plus à une vérité froide, parfaite, sans nuance.
>Je crois à une vérité qui demande du courage.
>Je crois à une vérité qui demande un espace suffisamment sécurisant pour pouvoir exister.

Et ça…
Ça se construit.
Jour après jour.
Relation après relation.

Si ce texte te touche, peut-être que ce n’est pas un hasard.

Peut-être que tu te reconnais dans un silence.
Dans une omission.
Dans une vérité que tu n’as pas encore réussi à dire.

Et si c’est le cas…
Tu n’es pas seule.

Si tu traverses une période où tu as le sentiment de ne plus te reconnaître, tu peux commencer ici :
👉 Je ne me reconnais plus : que faire quand on s’est oubliée

Et si on allait plus loin ensemble ?

Le mensonge par omission révèle souvent quelque chose de plus profond — une difficulté à s’exprimer, à se faire confiance, à oser être vraiment soi dans ses relations.

Si tu sens que quelque chose dans tes relations ou en toi-même demande à être éclairci, tu n’as pas à rester seule avec ça.

Ma Séance 60 minutes : Action est un espace pour déposer ce qui pèse, y voir plus clair et repartir avec une direction — sans jugement, sans injonction à être parfaite.

👉 Je réserve ma séance 60 minutes : Action

Laisser un commentaire

Deborah Gabay – DeboCoach

Deborah Gabay – DeboCoach

Coach pour femmes en transition, j’accompagne celles qui se sont oubliées à se retrouver, se relever et oser changer.

Beaucoup de femmes arrivent en se disant simplement : « Je ne me reconnais plus. »
Surcharge mentale, perte de sens, séparation… ces moments de bascule sont souvent le début d’un chemin vers soi.

À travers mes accompagnements, je propose un espace pour déposer ce qui pèse, retrouver de la clarté et reprendre sa place dans sa propre vie.

Avec lucidité, bienveillance… et des paillettes de résilience.
J'accompagne les super-héroïnes du quotidien à devenir leur priorité numéro un, avec un coaching qui décoiffe, du fun et des paillettes.

Vous pourriez aussi aimer...

Debopaillettes