Le mode de vie transmis par notre éducation
À quel moment décidons-nous de changer ? Accepter d’évoluer, de s’éduquer, ce n’est pas une chose simple. L’éducation que l’on reçoit enfant, les croyances et les valeurs que nos parents nous transmettent, sont fondamentalement le résultat de ce que nous sommes aujourd’hui.
Il faut dire que nous avons tendance à voir les choses en noir ou blanc, de façon radicale. C’est pour cela que nous transmettons — ou pas — ce que nos parents nous ont donné. Remettre en question ce que l’on est n’est pas une mince affaire. Cela impliquerait un doute, une rébellion face à ce qui nous a bercés depuis des années.
Il n’est pas évident de se dire et de prendre conscience que le mode de vie de nos parents n’est plus en accord avec l’adulte que je suis aujourd’hui. Dans l’hypothèse où une sensation n’est plus en résonance avec notre être, cela impliquerait que nous soyons conscients de l’état actuel des choses.
Si nous avons conscience de cet état, c’est déjà un bon début pour avancer. Reconnaître qu’il n’y a peut-être pas qu’une seule façon de voir les choses, c’est déjà un pas vers le changement. Vouloir explorer les autres versants de la montagne en prenant du recul et de la hauteur, c’est déjà un début d’éducation avec nos yeux d’adultes.
Ce questionnement sur nos schémas hérités, je l’explore en profondeur dans cet article sur l’impact de l’éducation sur nos choix d’adulte.
Le mode de vie en pleine conscience
Au fil des années, nous nous laissons porter par un environnement choisi ou non. Nous avons tendance à nous laisser porter dans une « normalité » qui n’en est pas une. Simplement parce que nous ignorons comment faire autrement. Jusqu’à l’âge de 18 ans, nous sommes sous l’influence de nos parents. Contraints de respecter et de suivre ce que nos parents nous inculquent en fonction des lois du pays. Passé 18 ans, nous sommes censés devenir des adultes responsables, capables de réfléchir et de nous éduquer.
Les différences éducatives
La maturité et le choix de s’éduquer ne sont pas seulement liés à l’âge. Prenons le cas du permis de conduire : en France, nous pouvons conduire seul à partir de 18 ans. En revanche, aux États-Unis, les jeunes peuvent conduire seuls dès 16 ans. L’alcool, par exemple, ne peut pas être consommé ni acheté avant 18 ans en France alors qu’aux USA, il faut attendre 21 ans.
Pourquoi la maturité pour conduire devrait-elle être différente du droit de consommer de l’alcool ou du droit de travailler ? Cela impliquerait que suivant le pays de naissance.Notre maturité et nos droits ne dépendent pas que de l’autorité parentale, mais également de celle de l’État.
Je pense qu’inconsciemment, dans l’éducation que nous nous offrons, nous sommes vraiment conditionnés par le pays et la loi qui y réside. Nous sommes également attachés, consciemment ou pas. A notre culture, nos religions qui viennent s’ajouter à nos croyances et notre envie de faire mieux que nos aînés.
Nous voyons bien qu’entre la France et les pays anglo-saxons, nous avons des divergences, que ce soit dans la construction des phrases, l’éducation ou même l’apprentissage. Même dans le monde du travail, nous avons des différences. En France, nous sommes très attachés à nos principes éducatifs. Certes, les Français ne sont pas du genre à se remettre en question — nous avons tendance à subir plus qu’à agir.
En conclusion
Le mode de vie que nous avons n’est pas figé. Il peut évoluer, se transformer, s’équilibrer entre vie personnelle et professionnelle. Prendre conscience de ce qui a été bénéfique ou coûteux dans notre éducation est un bon moyen de faire mieux avec nos enfants. Apprendre de nos expériences pour s’éduquer et se transformer est la meilleure façon de s’éduquer en pleine conscience.
Garde en tête qu’il n’y a pas de bonne ou de mauvaise manière d’éduquer ou de vivre sa vie. Il y a de multiples manières de faire en fonction de ce que l’on est, croit ou veut devenir.
Et si tu sens que ces schémas se répètent dans ta vie, que tu fonctionnes encore sur un mode hérité sans l’avoir choisi, c’est peut-être le moment de passer du « pourquoi » au « comment ».
Cet article a été écrit au début de mon chemin, quand je vivais moi-même cette transformation. Aujourd’hui j’accompagne des femmes qui traversent les mêmes épreuves.
Si ces mots résonnent en toi, le premier pas c’est une conversation.


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