Illustration représentant les valeurs du respect : considération, bienveillance, écoute et compréhension

Le respect et le jugement dans l’éducation sont au cœur de nos relations — avec nos enfants, avec les institutions, et avec nous-mêmes. Voici une histoire vraie qui illustre à quel point la communication et l’interprétation peuvent tout changer.

Respecter les adultes ?

Au secours ! Pas plus tard qu’hier, je reçois un appel du collège de mon fils.

Avant même de décrocher mon téléphone à 16 h 11 précises, je prends une grande inspiration, en me demandant ce qu’avait bien pu encore faire mon « chameau de fils ».

Il faut savoir que mon fils ne ressemble pas aux autres enfants.
Pas parce que c’est mon fils, mais parce qu’il fait partie de cette famille d’enfants « zèbres« , souvent incompris.

Les caractéristiques de mon petit « zèbre »

Comme tout enfant à « haut potentiel intellectuel », il peut parfois avoir des réactions démesurées. En raison de son hypersensibilité et son opposition, il peut être aussi dans la provocation constante, mais pas forcément consciente.

Effectivement, cette attitude agace fréquemment le monde des adultes. Pour la simple raison que l’Homme se fie seulement à ce qu’il connait et à l’histoire qu’il se raconte.

Il dégage parfois une attitude perçue comme du non-respect.

Il n’est pas rare que mon fils se positionne comme s’il était l’adulte.
Non par provocation ou par volonté de prendre le pouvoir,
Mais parce que, dans sa carte du monde, intervenir ainsi est une réponse normale
lorsque ses valeurs profondes sont bafouées.

Un exemple récurrent

S’il se sent non respecté, jugé à tort ou qu’il a un sentiment d’injustice, il peut aisément prendre la posture d’un adulte pour rétablir l’ordre.

La communication avec un enfant « hors norme » n’est pas innée. Cela demande de faire preuve de créativité et d’adaptation pour une communication utile et constructive.

Au collège comme dans la vie en général, la différence est souvent perçue comme un handicap et non comme une force.

Finalement, vous vous doutez bien que lorsque le principal me dérange pour me dire « qu’il a l’impression que mon fils n’a pas compris le sens de la punition et qu’il prend cela à la légère », mon sang ne fait qu’un tour.

L’impression, une interprétation ?

En tant qu’humains, nous avons tous un cerveau qui traite l’information de différentes façons. Nous pouvons agir parfois en pilotage automatique sans vraiment réfléchir aux conséquences.

En tant que coach, la base de mon accompagnement est fondée sur ce que l’individu comprend — et non sur ce que les autres pensent avoir compris.

Entre ce qui est dit, ce qui est compris et ce qui est interprété,
l’écart peut devenir immense.
C’est précisément dans cet écart que l’histoire a commencé.

Pour la petite histoire !

Mon fils de 14 ans n’a rien trouvé de mieux sur la pause déjeuner que d’importuner ses camarades dans la cour avec sept autres copains. Les « mômes » décident de se prendre bras dessus, bras dessous en mode « mêlé ». Ils encerclent des camarades au hasard, en les questionnant sur leurs tendances sexuelles.

Mon fils rentre et me dit : « Maman, j’ai grave « merdé », tu vas être furax, le proviseur va t’appeler ! »
Il me dit : « Je suis accusé de harcèlement pour avoir demandé la tendance sexuelle à plusieurs personnes dans la cour. Je ne pensais pas à mal, nous rigolions. J’ai insulté personne, je ne comprends pas pourquoi on me dit que je suis un harceleur. »

La compréhension des actes

Alors maintenant, je tombe des nues. Je me demande ce que j’ai bien pu rater. Je me dis qu’il y a un problème sur mon éducation, mes transmissions, mes apprentissages.

La meilleure façon de faire comprendre à quelqu’un qu’il a mal agi, même s’il ne pensait pas mal, c’est de l’amener à prendre de la hauteur en se mettant à la place de l’autre.

Je connais mon fils, il est plus « bête » que fondamentalement « méchant ». Il comprend très vite que ses actes n’étaient pas alignés avec les valeurs familiales que je lui transmettais.

Il s’excusa auprès de moi et écrivit une lettre d’excuse auprès de la victime.

Je profite également de cette bêtise pour lui rappeler que le respect commence par soi, et qu’il n’est pas nécessaire de faire à autrui ce que nous n’acceptons pas pour nous-mêmes.

Interprétation et jugement

Mon fils fait ses heures de colles le mardi et le jeudi. J’ai fait mon job de parent en dialoguant avec mon fils. Il m’affirme avoir compris lors de nos échanges. Le sujet est clos.

Ce fameux jeudi à 16 h 11, quand j’échange avec le proviseur, mon sang ne fait pas qu’un tour. J’ai le droit au monologue sur le fait que mon fils n’est pas respectueux, qu’il ne comprend pas le sens de la punition…

À ce moment-là, je vois deux options :
La première en mode furie — je lui dis le fond de ma pensée.
La deuxième — je me positionne en tant que coach et je reformule tout ce qu’il me dit.

Vous me parlez de respect… mais c’est quoi le respect ?
D’ailleurs, mon fils me dit la même chose à votre égard :
Chaque fois que vous le convoquez à 14h30, il attend minimum 20 minutes avant d’être reçu.
Le respect ne doit-il pas être bilatéral ?

La morale de l’histoire

Quand nous nous permettons de juger une apparence, il vaut mieux avoir des preuves à l’appui.

Se placer à la place de mon fils, c’est aussi porter un jugement indirect sur ma façon de l’éduquer et sur la légèreté supposée avec laquelle j’encadre la situation.

En conclusion, j’ai conseillé à ce cher proviseur de changer son fusil d’épaule et de demander directement à Ruben ce qu’il avait compris de la situation. Il est, finalement, le plus à même d’y répondre.

Parce qu’il n’y a rien de pire qu’un discours moralisateur venant d’une personne qui a l’impression de savoir.

✨ Si ce texte résonne avec ton histoire, découvre mon accompagnement de coach en communication pour femmes — pour apprendre à poser vos limites et vous faire respecter sans culpabiliser.

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Deborah Gabay – DeboCoach

Deborah Gabay – DeboCoach

Coach pour femmes en transition, j’accompagne celles qui se sont oubliées à se retrouver, se relever et oser changer.

Beaucoup de femmes arrivent en se disant simplement : « Je ne me reconnais plus. »
Surcharge mentale, perte de sens, séparation… ces moments de bascule sont souvent le début d’un chemin vers soi.

À travers mes accompagnements, je propose un espace pour déposer ce qui pèse, retrouver de la clarté et reprendre sa place dans sa propre vie.

Avec lucidité, bienveillance… et des paillettes de résilience.
J'accompagne les super-héroïnes du quotidien à devenir leur priorité numéro un, avec un coaching qui décoiffe, du fun et des paillettes.

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