Combien de fois avez-vous l’occasion de parler de qui vous êtes en disant « Je » ?
Parler de soi en disant JE, c’est complexe.
Il y a la peur du jugement, la peur d’avoir trop de “chance”, de tout perdre, d’être enviée ou même mal aimée.
Parler de soi sans se cacher derrière les autres, en assumant pleinement qui JE suis, ce n’est pas si facile.
Dire JE peut engendrer de la peur,
du manque d’estime de soi,
voire un manque de confiance.
Être une personne attentionnée, généreuse, empathique, et le verbaliser en disant JE,
C’est accepter qui je suis en pleine conscience.
Aujourd’hui, je peux dire que je suis confiante, que je m’aime et que je me respecte,
depuis que je l’ai ancré dans ma communication.
Car il y a encore quelques mois, JE n’existait pas.
Vous vous demandez sûrement pourquoi.
De “ON” à “JE”
Avant ma formation de coach, je ne savais même pas que j’existais.
J’ignorais que je pouvais simplement être moi.
L’être humain a tendance à se cacher derrière le “on m’a dit que”.
Parler de soi à la troisième personne du singulier implique une généralité
qui ne nous engage pas réellement en tant que JE.
Si tu t’es déjà retrouvée dans ce schéma où le regard des autres,
les jugements ou les reproches définissent qui tu es,
j’en parle plus en profondeur dans cet article sur la communication, la responsabilité et la résilience.
👉 Découvrir l’article sur le conflit, la résilience et la responsabilité
On m’a toujours dit que j’étais empathique et sensible.
Mais est-ce réellement qui je suis,
ou simplement ce que l’on disait de moi ?
Être constamment dans le paraître est usant.
Faire plaisir à l’autre en permanence est fatigant.
Dire OUI à tout parce que “on” est fort —
sous-entendu je suis forte et je n’ai pas le droit d’être faible.
Toutes ces stratégies pour éviter de dire JE
ne sont que des couches,
et encore des couches,
de souffrances enfouies, de non-dits, de sabotage,
jusqu’à se mettre en colère contre ses peurs, ses faiblesses… et son existence.
Le paraître devient le passé
Aujourd’hui, il n’y a plus de place pour le paraître.
Plus de place pour le sabotage,
ni pour “la mort vivante” que j’étais.
Le cadre est posé.
Les masques sont déposés.
La connaissance de mon être peut enfin commencer.
Dans ma quête d’utilité, je pensais naïvement que je devais sauver le monde.
Tiens donc… sauver le monde de qui ?
De quoi ?
Pourquoi ?
Et surtout… le monde m’avait-il vraiment demandé quoi que ce soit ?
Dans l’ancienne version de moi, cette pensée était hyper cohérente :
sauver le monde pour que moi, Déborah, j’aille mieux,
pour mériter ma place sur Terre,
pour qu’on me reconnaisse une mission, une utilité.
Oui, je vous rappelle au passage que je suis le fruit d’un réveillon de Noël un peu trop arrosé… 😄
Bref, vous l’aurez compris :
l’éducation que l’on reçoit,
les histoires que notre famille nous raconte — pour rire ou pour dire vrai —
ont un impact immense sur qui je suis,
sur qui je deviens,
Et surtout sur la manière dont je me parle et me traite.
La naissance du JE
Il m’aura fallu attendre 42 ans.
42 ans à courir, à m’épuiser, à maltraiter mon corps.
42 ans, quelques belles abondances d’emmerdes,
et surtout la rencontre avec Coach Académie
pour comprendre que je n’avais, finalement, rien compris à la vie… ni à moi-même.
En arrivant à Coach Académie, c’est simple :
mon existence était inexistante.
Ma vie se résumait ainsi :
65 % de mon temps pour ma famille,
20 % pour mon travail,
15 % pour les copains et les copines.
👉 0 % pour moi.
C’est précisément là que j’ai pris conscience que je m’étais oubliée.
La seule explication qui me venait était simple et brutale :
j’ignorais que MOI, c’était JE.
Et que j’existais.
Ce moment de bascule est souvent inconfortable, parfois même vertigineux.
Passer du “pourquoi” au “comment” marque souvent l’instant où quelque chose recommence à vivre.
Je ne vous cache pas que cette prise de conscience a été plus qu’indigeste
pour la petite Déborah de l’ombre.
À partir de ce moment-là, j’ai commencé à me questionner.
À m’intéresser à ce que je suis dans ma propre carte du monde.
En parlant, enfin, en JE.
Ma vie en Je!
Ma vie en JE est plus palpitante et plus créative que ma vie en SI.
Quel intérêt de ressasser le passé à coups de “si”,
quand je prône la clôture des dossiers pour avancer ?
Je ne réécrirai pas mon histoire.
Ni ma relation avec ma mère,
ni celle avec mon père.
Je refuse désormais de jouer la carte du
“Ce n’est pas ma faute si je ne suis pas la personne que j’aurais dû être ».
Le message que je veux transmettre est simple :
peu importe ton éducation,
tes croyances,
ou l’environnement dans lequel tu as grandi,
Rien n’est impossible dès l’instant où tu décides de faire autrement et de t’écouter.
Je me souviens qu’avant de me connaître,
J’étais incapable d’accueillir un compliment.
Incapable d’accepter un présent.
Ou même… de recevoir de l’aide.
Donner sans recevoir
Je pouvais me sacrifier pour le bonheur de l’autre.
Mettre mon équilibre financier en péril pour faire plaisir.
Me transformer en “carpe” pour plaire.
Ma seule raison d’être semblait être de faire semblant.
Laisser les autres penser pour moi,
me guider,
Accepter sans me rebeller.
Parce que c’était mon histoire.
Ma fatalité.
J’étais sur Terre pour subir,
donner,
Et ne rien recevoir.
Comme dans un roman chevaleresque.
Oui, je le reconnais, j’étais candide.
La réalité, c’est que mes parents ne m’avaient jamais appris
que la vie était précieuse.
Que je l’étais aussi.
Personne ne m’avait dit que j’avais le droit
de prendre,
de recevoir,
de dire NON,
et d’être tout simplement moi.
Je n’étais pas à l’aise avec l’abondance,
ni avec le don,
ni avec l’estime de moi,
ni avec l’amour que je pouvais me porter.
Alors je cherchais désespérément une excuse
pour ne pas être moi
et justifier mon mal-être.
La naissance par le coaching.
Je dois l’avouer : sans le coaching, j’aurais probablement pu continuer encore longtemps en thérapie.
Et, ces thérapies ont été précieuses.
Elles m’ont aidée à relativiser, à apprendre, à lâcher prise, à pardonner.
Mais, le coaching a été un véritable tremplin.
Il m’a permis de conscientiser ces années de travail sur moi
et surtout… de passer à l’action.
Le coaching est tourné vers l’avenir.
Il est orienté action, responsabilité, mouvement.
C’est pour cela que les résultats sont souvent visibles rapidement.
À travers le coaching, j’avance.
Je ne cherche plus une “meilleure version” de moi-même.
Je suis ce que je suis.
Et, en adulte responsable, je choisis la personne que je décide d’être.
C’est exactement cela, le coaching :
aller vers un état désiré
en tenant compte de l’état présent.
Le coaching n’est ni une mode,
ni une tendance,
ni un simple concept.
C’est être soi.
S’écouter.
S’aimer.
Se respecter.
C’est une philosophie,
un mode de vie,
une éducation à soi
pour rester centré sur l’essentiel.
👉 MOI.
Si tu découvres mon univers à travers ce texte et que tu ne sais pas par où continuer, tu peux commencer ici
Cet article a été écrit au début de mon chemin, quand je vivais moi-même cette transformation. Aujourd’hui j’accompagne des femmes qui traversent les mêmes épreuves.

